Je tiens à lever dès à présent le voile sur la relation avec Clément Fromentin, cette personne est bien plus qu'un camarade pour moi. Parfaitement mesdames, messieurs, françoises, françois, socialistes, socialistes, fromentin, fromentine, cet homme assis sur sa suffisance et son immense cul... hum ... culture partage avec moi une grande passion pour les travaux pratiques consécutifs à l'observation de parades nuptiales de papillons. Il faut que vous le sachiez, et pas seulement une pendule, mais mon compagnon de queue... euh ... de querelle reste à ce jour l'un des plus grand défenseur de l'homme avec un grand H contre la bêtise humaine que nous inculquent les enseignants chercheurs, TF1, Doc Gynéco (qui prouve que les plnates vertes peuvent parfois, malgré qu'elles soient de mauvaises herbes, être increvables), les militants des extrèmes et du MLF, les militaires au sujet desquels que je sais t'y pu de quoi que je suis en train de causoiller ... ah oui ! Clément.
Cet homme, mesdames, messieurs, est un véritable génie du genre humain. Tou d'abord il maîtrise deux langues bien complexes : le français et le geek. Le geek, cette langue fabuleuse que brandit de son clavier usé notre intellectuel de comptoir préféré qui par ce geste fait trembler de peur (comme quoi Parkinson n'est pas la seule cause de leurs frissons) les quarante bronchiosaures semi-grabataires de l'Académie française qui restent là en chambre froide (mais pas trop) à se demander s'il faut mettre ou non "couille" dans le dictionnaire pour ceux qui, de ces vieux pachidermes aux os cliquettants, ne font pas encore caca sous eux. A quoi sert un académicien après avoir écrit dans le gros Robert ? A rien. On peut dès lors le remettre dans son sarcophage en réeffectuant de temps à autres quelques tests au carbone 14 afin de ne pas oublier que ce fossile du néolithique a bel et bien été un de ceux qui couraient chier dans les champs comme le faisaient nos illustres aïeux.
Clément, au sujet duquel je parle depuis tout à l'heure, bande d'invertébrés soudoués que vous êtes, est également un grand amateur d'art. Attention, je dis bien "art" et non pas absurdité star-académicienne pour handicapé céphalique qui perce le tympan avec la banalité la plus évidente et la niaiserie la plus criante. Clément déguste à n'en plus finir les grandes oeuvres musicales, picturales, théâtrales, fécales et les simplictés de l'art le plus sobre qui offre à nos yeux ébahis la vision parfois austère mais tellement véridique de notre existence vouée à l'auto-destruction thermo-nucléaire. Mon cher camarade Fromentin aime laisser aller son esprit aux choses fugaces de la vie, sachant apprécier Dali, Lagarce, Brassens, Ferré, Baudelaire, Prévert, Renoir, Scorcese, Benoît XVI, Picasso, Neruda, Hitler, Garcia-Lorca et encore bien d'autres artistes que le monde a connu.
Ah mon Clémechouille ... quel amour tu es ! Point fondamental : tu es un amateur de bonnes choses, tout particulièrement en ce qui concerne les arts de la table. Ah mon Clém, jamais je n'ai croisé quelqu'un comme toi, les papilles gustatives si dévelloppées. Toi, tu sais qu'il ne faut pas mettre de l'eau dans un St Emilion, toi, tu sais que la crême se met à la dernière minute sur le filet de canard cuit à la poële avec des champignons et des noix (ah ! ... je bande, merci mon Dieu ...) Laisse moi aujourd'hui te donner la recette qui cartonne ces derniers temps : le trader à la Niçoise. Je cite le livre de recettes :"Concilions crise, gauchisme et bonne bouffe sans crever d'un excès de cholestérol" aux éditions Plomb.
" Prenez un bon trader, entre 30 et 38 ans si possible pour avoir une viande ferme et goutue. Au moment où vous lui serrez la main, faites lui une clée de bras afin de l'immobiliser et foutez lui un coup de marteau dans la nuque. Si le corps frémit encore, n'hésitez pas, remettez quelques coups sur son crâne jusqu'à ce que son cortex se vide de toute substance (dans la tradition juive, la technique du coup de marteau est parfois appliquée, cela ne donne pas une viande "Kasher" mais "Paschèèr" ). Dès lors, plumez le en prenant bien soin d'enlever tous les parasites qu'il porte à savoir le porte-feuille, le gel dans les cheveux, le costume italien, la secrétaire encore accrochée au phallus imposant, etc ... Ôtez ensuite tous les organes, en particulier les poumons qui ont toute leur vie respiré la suffisance hautaine et le coeur boursouflé de profits sans issue particulièrement indigestes. Surtout gardez les yeux que vous offrirez à bébé pour qu'il puisse jouer au yoyo sans se blesser, l'oeil de trader étant très doux. Plongez ensuite le corps dans l'eau bouillante pendant dix minutes après avoir sopoudré de sel une dizaine de fois. Si le trader hurle à cause de la chaleur, c'est que votre coup de marteau initial n'était pas assez efficace. Dans ce cas, une goutte d'essence accompagnée d'une allumette feront l'affaire. Après avoir fait bouillir le trader, sortez le de l'eau, égoutez le et rapez le. Ceci étant faites le revenir à la poële avec une pointe d'estragon, cela vaut toujours mieux qu'un piment rouge du Chili qui, accompagné du trader, a tendance à propager rapidement la tourista chez les consommateurs, y compris en Picardie (c'est le bout du monde). Cinq minutes de cuisson, ajoutez une pointe de moutarde et le tour est joué ! "
Tu vois mon Clém, j'espère qu'on se retrouvera vite tous les deux à manger ce plat unique accompagné d'un verre de Mac-vin tout en dissertant sur la société, les vieux et leur détresse, le cons, les politiciens, la musique, les arts, les penseurs, Hitler et Staline (les asticots aient leurs chairs), les constipations chroniques, les enfants somaliens qui sont trop fines-bouches, les philosophes et bien d'autres grands sujets. Y'a pas à dire, s'aurait pô zété la même si ty serais pas été naquit mon vieu.
"
Samuel Delasalle



